AGRICULTURE : L’INFORMEL A LA PEAU DURE

«Encadrement du secteur informel : source de croissance et de compétitivité de notre économie». C’est autour de ce thème que se tiendra la 3ème édition de la Journée Nationale de Partenariat État – Secteur Privé (JNP 2017).

Le secteur informel comme c’est le cas dans tous les pays en voie de développement, occupe une grande place dans l’économie ivoirienne. En 2012, selon une étude réalisée par l’ex-Agence d’études et de la promotion de l’emploi (AGEPE), le secteur informel a été le plus grand pourvoyeur d’emplois en Côte d’Ivoire.

Mais force est de reconnaitre que ces activités ne sont pas perceptibles dans l’économie nationale du manque d’organisation, voire de l’anarchie qui prévalent dans ce secteur. L’agriculture, comme bon nombre d’autres secteurs, n’est pas épargnée par cette économie informelle.  Pourtant, ce secteur mobilise une main d’œuvre abondante. Les acteurs ont fait le choix d’une main d’œuvre bon marché plutôt que de recourir aux technologies qui, elles, sont plus coûteuses.

Dans le secteur agricole, la participation des femmes est également très importante. Elles sont parfois même majoritaires comme dans certains pays africains, où elles cumulent les activités comme la vente et la transformation artisanale avec les travaux saisonniers extrêmement instables. Elles allient leurs multiples tâches reproductives avec la culture de la terre.

Selon la Banque mondiale,  le secteur agricole représente 22% du Pib de la Côte d’Ivoire. L’agriculture occupe 65% de la population active. 67% de la main d’œuvre féminine travaille dans l’agriculture de subsistance. Dans cette population active, les femmes à 45% travaillent dans le domaine des maraichers alors que 55% des hommes sont plus présents dans l’agriculture d’exploitation. 60 à 80% de la production alimentaire est assurée par des femmes. Selon le rapport de l’Unesco sur la participation des femmes à la vie publique, les femmes représentent 60 à 70% de la population active dans le secteur primaire.

Cependant, elles ne bénéficient ni du fruit de leur travail ni même du pouvoir de contrôle et de gestion qui devraient leur revenir. En effet, ce secteur se caractérise par le non-respect ou la non application des normes de travail relatives aux salaires minimum, aux horaires de travail, à la sécurité et d’autres normes sociales en rapport avec le système de santé sociale et de retraite.

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara a annoncé récemment que le Gouvernement de la Côte d’Ivoire est déterminé à améliorer le secteur agricole qui constitue la clé du développement économique.

Comme on le voit, le secteur informel permet d’une certaine manière d’endiguer la pauvreté puisqu’il constitue l’unique option de travail pour de nombreuses personnes. Ces activités assurent la survie et freinent les effets de la pauvreté engendrés par l’incapacité du secteur formel à créer des emplois durables. Pour les femmes surtout, lorsqu’elles sont chefs de famille, les activités du secteur informel assurent ainsi leur survie propre et celle de leurs familles et constitue également un facteur d’intégration et de solidarité.

L’agriculture même si elle est pratiquée de manière informelle fournit des activités à horaires flexibles à la population en général et aux femmes en particulier ; qui en plus, sont astreintes aux tâches reproductives et souvent d’encadrement qu’elles accomplissent seules.

 

Sercom CCESP

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