LES RENCONTRES SECTORIELLES DEDIEES A L’AGRICULTURE.

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SE-CCESP-BREAKFAST « PETIT DÉJEUNER-DÉBAT » : L’ORGANISATION DE LA JNP 2017 AU CENTRE DES ÉCHANGES.

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Le Secrétariat Exécutif du Comité de Concertation Etat/Secteur Privé (SE-CCESP), a échangé avec les acteurs du secteur public et du secteur privé sur l’organisation  de la 3ème édition de la Journée Nationale du Partenariat Etat/secteur Privé (JNP) prévue pour le 13 novembre 2017, au Sofitel Hôtel Ivoire-Abidjan. Le thème retenu pour cette année est : « Encadrement du secteur informel : source de croissance et de compétitivité de notre économie ».

L’objectif de cette rencontre dénommée «CCESP-Breakfast » qui s’est tenue le vendredi 13 octobre 2017, est de faire le point sur les différentes étapes de l’organisation de la JNP 2017 et de recenser les propositions ou suggestions des acteurs de l’administration publique et du Secteur Privé.

Selon Ismaël COULIBALY, Conseiller Technique au SE-CCESP, l’innovation de cette édition est l’organisation de sessions dédiées aux démarches de formalisation à l’attention des opérateurs du secteur informel.

Ces sessions permettront d’offrir aux entreprises opérant dans l’économie informelle, un temps d’échanges avec les structures publiques et privées concernées par le processus de formalisation afin d’être sensibilisés sur les différents avantages à la structuration de leur activité professionnelle, a-t-il souligné.

Ainsi selon leur domaine de compétence , la Direction Générale des Impôts, le Fonds de développement de la formation promotionnelle (FDP), les banques et microfinances, la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) et le Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) présenteront leurs différents produits et services d’accompagnement à la création et la vie des entreprises.

Par ailleurs, le comité d’organisation a rassuré les invités au « CCESP-Breakfast » sur le déroulement pratique de la JNP 2017 où sont attendus les acteurs de la société civile, des ambassades et missions économiques, des partenaires techniques et financiers, des chefs d’entreprises, des opérateurs économiques, la presse, etc.

La JNP démarrera par une conférence inaugurale qui sera prononcée par le Premier Ministre Amadou GON COULIBALY et Jean-Marie ACKAH, Président du patronat. A cela s’ajoutent les activités habituelles que sont les panels de haut niveau, les rencontres B to G ainsi que les Awards du partenariat.

Il convient de souligner que l’édition 2016 qui avait pour thème : «Enjeux d’un Dialogue Public Privé constructif pour la vision 2020 de notre économie » a enregistré 3226 participants.

Plus de 3 mille personnes sont attendues à cette 3ème édition de la JNP 2017.

 

FADIKA Kadiata.

Saisissez-nous : @iccesp ou faites connaitre les atouts économiques de votre localité ou de votre domaine d’intervention : OPCI

 

ENSEMBLE POUR UNE ECONOMIE PERFORMANTE

www.ccesp.ci / +225 20 221 125 – +225 20 242 056 (057) / ccesp@ccesp.ci

copyright oct 2017.

 

 

 

 

 

 

 

 

ARCHIBAT: Salon de l’Architecture et du Bâtiment 2017.

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                     Le Conseil National de l’Ordre des Architectes et l’agence Axes Marketing organisent la 6ème édition du Salon de l’Architecture et du Bâtiment (ARCHIBAT 2017) du 03 au 07 octobre 2017.

Placé sous le parrainage du Ministère de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme, ARCHIBAT 2017 se déroulera sur le site du parc d’exposition d’Abidjan (route de l’aéroport), avec pour thème : « 10 ans de solutions pour transformer nos rêves en réalités ».

*** ARCHIBAT 2017 a pour objectifs de :

  • promouvoir la valorisation du rôle primordial des acteurs du cadre bâti dans l’œuvre de construction ;
  • sensibiliser le public sur l’importance du recours systématique aux acteurs de la maîtrise d’œuvre dans leur projets de construction ;
  • soutenir la dynamique du progrès technique et technologique en harmonie avec la production en masse de logements ;
  • créer une plateforme d’échanges entre les administrations techniques concernées, les collectivités locales et les professionnels du cadre du bâti ;
  • présenter sur un même lieu l’ensemble des industriels, des fournisseurs en matériels et matériaux dédiés au monde de la construction.

*** ARCHIBAT 2017 propose comme activités :

  •  05 jours d’exposition pour plus de 300 entreprises sur plus de 10 000 m² ;
  • des animations en continu (Conférences, ateliers et rencontre B to B ….) ;
  • des salons multi spécialités de l’industrie et des métiers du bâtiment ;
  • un magazine spécial ARCHIBAT 10 ans.

*** Sont attendus à ARCHIBAT 2017 :

  • le grand public désireux d’investir dans un projet immobilier ;
  • les professionnels du secteur de l’industrie et des métiers du bâtiment (Maître d’œuvre, distributeurs industriels et fabricants de matériaux…..) ;
  • les acteurs de la commande publique (Etat, les collectivités locales, les Etablissements Publics Nationaux ….).

Pour toute information complémentaire, merci de joindre l’agence AXES Marketing  aux contacts suivants :

Tel : 22 41 33 95 / 22 41 62 97 — Cel : (225) 59 50 62 97 — mail : ci@gmail.com

 

 Le Secrétaire Exécutif

Mariam FADIGA FOFANA

 

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LES RENCONTRES AFRICA.

 

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Le comité de Concertation Etat Secteur Privé, à travers la Chambre de Commerce et d’Industrie France – Côte d’Ivoire, vous informe que se tiendra du 02 au 03 octobre 2017 à SOFITEL HOTEL IVOIRE, la troisième édition de l’évènement dénommé « LES RENCONTRES AFRICA 2017 »

Placé sous le co-parrainage du Ministre des Affaires Étrangères de Côte d’Ivoire et du Ministre de l’Economie et des Finances de France, cette activité vise à renouveler en profondeur le cadre des relations économiques entre l’Afrique et le France en contribuant à terme, de façon efficace et concrète, au renforcement des partenariats entre les entreprises françaises et africaines.

Outre Abidjan, « LES RENCONTRES AFRICA 2017 » se tiendront simultanément dans deux autres capitales africaines : Nairobi et Tunis du 05 au 06 octobre 2017.

« LES RENCONTRES AFRICA 2017 »  à Abidjan s’articuleront autour de quatre temps forts :

  • Des Rendez-Vous d’affaires autour de 8 secteurs ou axes prioritaires :
  1. Industries de transformations des produits agricoles ;
  2. Infrastructures, BTP et concept de ville durable ;
  3. Energie et matières premières ;
  4. Numérique ;
  5. Formation ;
  6. Financements ;
  7. Pôles intégrés ;
  8. Start-up et entrepreneurs.
  • Des Colloques et Conférences ;
  • Des Rendez-Vous B to B ;
  • Des espaces d’Exposition.

Pour toute information complémentaire, merci de joindre la Chambre de Commerce France – Côte d’Ivoire au contact suivant : +225 21258206

Le Secrétaire Exécutif

Mariam FADIGA FOFANA

 

Saisissez-nous : @iccesp ou faites connaitre les atouts économiques de votre localité ou de votre domaine d’intervention : OPCI

 

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LE SECTEUR INFORMEL DANS L’ÉCONOMIE DE LA CÔTE D’IVOIRE

Le secteur informel occupe une place importante dans l’économie en Côte d’Ivoire comme dans la plupart des pays en voie de développement. Depuis quelques années, ce secteur s’est imposé comme un axe incontournable pour le développement de l’économie nationale, en raison de la longue période d’instabilité qu’a connu le pays et de la réduction subséquente de l’emploi dans le secteur formel ou moderne.

Mais les économistes ne sont pas du même avis quand il s’agit de l’impact du secteur informel sur nos économies locales. Certes, sa contribution au PIB est élevée et son taux d’employabilité surpasse largement celui du secteur formel. Il n’en demeure pas moins qu’il existe un désaccord lié à la perception que les uns et les autres ont de cette forme d’économie.

L’économie informelle se présente comme l’ensemble des activités productrices de biens et services qui échappent aux services de régulation publique fiscale.

Selon le Bureau International du Travail (BIT), il s’agit de l’ensemble des activités économiques réalisées par un secteur non structuré qui prend en compte tous les secteurs économiques, primaires, secondaires et tertiaires.

L’ensemble de ces petites unités de production fonctionnent comme des entreprises, mais ne possèdent pas de numéro d’enregistrement fiscal et ne tiennent pas de comptabilité écrite. La plupart d’entre n’ont pas d’existence légale.

Les acteurs sont constitués majoritairement de personnel de services, de vendeurs de magasin et de marché : marchands ambulants, marchands sur étalages, artisans (menuisiers, maçons, mécaniciens, etc.), services domestiques (ménages, lavage, repassage…), agro-alimentaire (eau, jus, produits laitiers, tisanes, conditionnement de produits vivriers etc.). Ces acteurs se retrouvent aussi dans la fabrication d’ustensiles de cuisine et de matériaux divers.

A ce jour, il est difficile de donner un nombre exact des acteurs de l’économie informelle.

Contrairement au secteur formel, ceux qui y travaillent ont un salaire minimum inférieur au Smig (salaire minimum interprofessionnel garanti) qui est de 60 000 F CFA. Et la majorité a un niveau d’étude primaire constituant ainsi une main d’œuvre à  moindre coût et très souvent jeune.

Le financement des activités informelles se fait par des emprunts, souvent à partir des ressources familiales ou communautaires. On note quelques rares fois,  des prêts de fournisseurs, banques et institutions de microcrédit.

Les conséquences de l’économie informelle sur nos économies locales sont visibles. Selon l’écrivain Janet Mac Gaffey, l’informel donne lieu à une évasion fiscale généralisée, le mépris des lois, et tout cela s’oppose à la légitimité de l’Etat et la morale de l’administration.

A tout ceci, s’ajoute le non rapatriement des devises, la difficulté d’accès au système bancaire, la rétention de stock, la fixation de prix fantaisistes. Choses qui peuvent entraîner un profond dysfonctionnement, voire un déséquilibre de l’économie nationale.

En clair, le secteur informel participe à fausser les politiques de planification et à priver l’Etat de revenus qui s’avèrent importants pour faire face à ses multiples engagements.

Il revient donc au gouvernement ivoirien d’organiser ce secteur vu son importance dans le tissu économique du pays d’abord à travers la mise en œuvre de mécanismes d’identification et d’encadrement des acteurs ; ensuite par l’instauration de politiques de soutien et de promotion de l’entrepreneuriat. Ceci contribuera à la relance économique du pays.

C’est bien dans ce contexte que la troisième édition de la JNP 2017 entend jeter un regard dans ce secteur, afin de penser à une structuration d’une part pour la constitution d’un tissu  d’entreprises compétitives indispensables à la croissance économique  et d’autre part  pour le renforcement  du Dialogue public Privé. Et cela à travers le thème : « encadrement du secteur informel : source de croissance et de compétitivité de notre économie ».

 

Sercom CCESP

 

AGRICULTURE : L’INFORMEL A LA PEAU DURE

«Encadrement du secteur informel : source de croissance et de compétitivité de notre économie». C’est autour de ce thème que se tiendra la 3ème édition de la Journée Nationale de Partenariat État – Secteur Privé (JNP 2017).

Le secteur informel comme c’est le cas dans tous les pays en voie de développement, occupe une grande place dans l’économie ivoirienne. En 2012, selon une étude réalisée par l’ex-Agence d’études et de la promotion de l’emploi (AGEPE), le secteur informel a été le plus grand pourvoyeur d’emplois en Côte d’Ivoire.

Mais force est de reconnaitre que ces activités ne sont pas perceptibles dans l’économie nationale du manque d’organisation, voire de l’anarchie qui prévalent dans ce secteur. L’agriculture, comme bon nombre d’autres secteurs, n’est pas épargnée par cette économie informelle.  Pourtant, ce secteur mobilise une main d’œuvre abondante. Les acteurs ont fait le choix d’une main d’œuvre bon marché plutôt que de recourir aux technologies qui, elles, sont plus coûteuses.

Dans le secteur agricole, la participation des femmes est également très importante. Elles sont parfois même majoritaires comme dans certains pays africains, où elles cumulent les activités comme la vente et la transformation artisanale avec les travaux saisonniers extrêmement instables. Elles allient leurs multiples tâches reproductives avec la culture de la terre.

Selon la Banque mondiale,  le secteur agricole représente 22% du Pib de la Côte d’Ivoire. L’agriculture occupe 65% de la population active. 67% de la main d’œuvre féminine travaille dans l’agriculture de subsistance. Dans cette population active, les femmes à 45% travaillent dans le domaine des maraichers alors que 55% des hommes sont plus présents dans l’agriculture d’exploitation. 60 à 80% de la production alimentaire est assurée par des femmes. Selon le rapport de l’Unesco sur la participation des femmes à la vie publique, les femmes représentent 60 à 70% de la population active dans le secteur primaire.

Cependant, elles ne bénéficient ni du fruit de leur travail ni même du pouvoir de contrôle et de gestion qui devraient leur revenir. En effet, ce secteur se caractérise par le non-respect ou la non application des normes de travail relatives aux salaires minimum, aux horaires de travail, à la sécurité et d’autres normes sociales en rapport avec le système de santé sociale et de retraite.

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara a annoncé récemment que le Gouvernement de la Côte d’Ivoire est déterminé à améliorer le secteur agricole qui constitue la clé du développement économique.

Comme on le voit, le secteur informel permet d’une certaine manière d’endiguer la pauvreté puisqu’il constitue l’unique option de travail pour de nombreuses personnes. Ces activités assurent la survie et freinent les effets de la pauvreté engendrés par l’incapacité du secteur formel à créer des emplois durables. Pour les femmes surtout, lorsqu’elles sont chefs de famille, les activités du secteur informel assurent ainsi leur survie propre et celle de leurs familles et constitue également un facteur d’intégration et de solidarité.

L’agriculture même si elle est pratiquée de manière informelle fournit des activités à horaires flexibles à la population en général et aux femmes en particulier ; qui en plus, sont astreintes aux tâches reproductives et souvent d’encadrement qu’elles accomplissent seules.

 

Sercom CCESP

Redevances des droits d’auteurs : Signature d’un protocole d’accord entre le BURIDA et les faitières de l’industrie touristique dans le cadre des Travaux du Comité Technique de Concertation.

Suite à la mise à exécution depuis le  1er janvier 2017 de la perception de la redevance dite de  droits voisins par le Bureau Ivoirien des droits d’Auteurs ( BURIDA)  conformément aux dispositions de la loi numéro 2016-555 du 26 juillet 2016 relative au droit d’auteur et aux droits voisins et du décret n°2015-271 du 22 avril 2015 fixant les attributions, l’organisation et le fonctionnement du BURIDA,les faîtières de l’industrie touristique, à savoir la FENITOURCI et la FNIH-CI ont saisi le Comité Technique de Concertation.

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Le franc CFA, une monnaie commune qui divise ?

Il faut 655,96 francs CFA pour acheter un Euro. C’est une valeur intangible qui n’est pas soumise aux variations du marché des changes. Cette parité fixe est issue de la création, après la Seconde Guerre mondiale, d’un mécanisme incluant les colonies françaises d’Afrique dans la sphère monétaire française. Et c’est une partie du débat qui a démarré, depuis de longs mois, et qui gagne en intensité. Ce débat oppose ceux qui ne veulent plus de la formule actuelle, car elle entraverait le développement économique des pays concernés à ceux dans l’autre camp qui considèrent que c’est un facteur de stabilité pour les économies d’Afrique de l’Ouest et centrale.
Entrave au développement ou facteur de stabilité ?

Le franc CFA a-t-il fait son temps ? Pour nombre d’experts le lien de parité fixe avec l’euro est un atout, un gage de stabilité. Pour d’autres, un lourd handicap. L’Afrique est à la recherche de grands marchés intérieurs. Verront-ils le jour avec le CFA actuel ? Ou bien un CFA fluctuant ? Une toute autre monnaie ? Quelle politique monétaire, pour quels objectifs ? Les ministres des Finances de la zone du franc CFA ont tenté de faire converger vendredi dernier leurs positions lors d’un sommet d’Abidjan, sur fond d’interrogations persistantes sur l’avenir de cette monnaie, dont certains souhaitent l’abandon. Ce sommet, placé en perspective des assemblées annuelles de la Banque mondiale (BM) et du FMI, réunit les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre avec la France, représentée par Michel Sapin.

La devise partagée par quinze Etats africains et garantie par le trésor français ne fait toujours pas consensus sur le continent. Ses détracteurs y voient un vestige du colonialisme et une entrave au développement.

Dans toutes les rencontres de la finance africaine, le franc CFA est au coeur des débats. Lors de la célébration des 55 ans de l’indépendance du Tchad, Idriss Déby avait eu cette sortie : « Cette monnaie, elle est africaine. Il faut maintenant que réellement, dans les faits, cette monnaie soit la nôtre ».

Faut-il un arrimage du CFA actuel à un panier de devises, l’euro, le dollar, le yuan… L’idée avait été débattue en 1994 lors de la dévaluation. Lors du dernier sommet de la zone franc, le 02 octobre 2015, la France s’est dit entièrement ouverte « à toutes les discussions. Tous les pays membres de cette zone monétaire sont libres et indépendants », avait déclaré le ministre français des Finances, Michel Sapin.

« La solidarité est le maître-mot dans la zone franc », a soutenu Amadou Ba, Ministre de l’Economie et des Finances du Sénégal. Dans un contexte économique marqué par des incertitudes au plan international comme régional, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales ont réitéré leur engagement à œuvrer pour le développement de la zone franc.

Ils s’engagent au renforcement du principe de solidarité dans la zone afin d’apporter des réponses concertées et communes aux défis économiques, sociaux et sécuritaires. Selon Abbas Mahamat Tolli, gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), grâce à sa réserve commune de devises, plusieurs pays de la zone franc ont pu faire face à des situations économico-sociales alors qu’ils présentaient des déficits budgétaires.

Les participants ont donc émis le souhait de réduire les déséquilibres budgétaires, afin de garantir le bon fonctionnement des unions monétaires et de préserver la soutenabilité des trajectoires de développement.

Présent à cette réunion, le ministre français de l’Economie et des Finances, Michel Sapin, a soutenu que le franc CFA, en dépit de son nom, demeure une monnaie africaine dont la gestion est exclusivement l’affaire des pays de la zone franc. C’est donc à ces derniers de décider de l’avenir de la monnaie.

Certains analystes économiques à l’image de Kako Nubukpo épousent cette conviction. Ex- ministre de la Prospective du Togo, aujourd’hui à la tête du Département économique et numérique de l’Organisation internationale de la francophonie est l’un des principaux animateurs du débat sur le franc CFA, et l’un des coordonnateurs du livre collectif intitulé « Sortir l’Afrique de la servitude monétaire. A qui profite le franc CFA ?», et paru aux Editions La Dispute.

En tout état de cause, dans le débat sur le franc CFA, un fait est patent, c’est l’ancrage de cette monnaie dans les habitudes des consommateurs de la zone franc, depuis plusieurs générations.
Au moment où des critiques s’expriment sur le franc CFA, les pays d’Afrique de l’Est réfléchissent à créer une monnaie commune. Des pays d’Afrique de l’Est qui ont chacun leur monnaie, et souffrent de la dollarisation de leurs économies.

A partir d’une étude faite par Kako Nubukpo au sein des économies de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) fortement dépendante des ressources pétrolières, leur réserve de change a baissé de 13% sur un an. Avec pour conséquence que « bientôt, on ne parlera plus de réserves massives auprès du trésor français, mais d’absence de réserves » prédit Kako Nubukpo, l’ancien ministre de la Prospective du Togo. Dans l’hypothèse d’une dévaluation du FCFA dans deux ans, que deviendra cette monnaie pour une économique en nette expansion comme la Côte d’Ivoire ? S’interroge l’économiste togolais face à d’autres économistes réunis autour de Jean-Pierre Boris, le présentateur de l’émission « Eco d’ici, Eco d’ailleurs » sur RFI le 12 novembre 2016. 237online.com. Il faut donc des études prospectives très affinées au sein des économies de la zone franc pour s’ajuster face à la conjoncture internationale en mutation permanente. Et c’est la question de la pertinence du FCFA qui est davantage posée dans son ensemble. Kako Nubukpo justement, l’un des coordonnateurs du livre collectif intitulé «Sortir l’Afrique de la servitude monétaire. A qui profite le franc CFA ?» pense que « globalement il faut dire qu’il y a une élite essentiellement africaine qui profite des avantages du CFA ». Il est noté des avantages liés à la capacité à faire partir les capitaux de la zone franc vers la zone euro sans coût alors qu’il serait plus approprié de réinvestir les profits générés au sein de la zone.

 

    Mory BAMBA de KARAMOKO