NEWSLETTER : 3ème Symposium technique régional sur le Partenariat Public-privé et la sécurité des patients dans le contexte de la lutte contre la résistance aux antimicrobiens en Afrique.

 Le Comité de Concertation Etat Secteur Privé, à travers  le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, vous informe que se tiendra du 28 au 30 Juin 2017 à Bassam, le 3ème Symposium technique régional sur le Partenariat Public-Privé et la sécurité des patients autour du thème « Améliorer la qualité des soins et la sécurité des patients en Afrique grâce au partenariat public-privé (PPP) : quels impacts sur la prévention des infections associées aux soins et les innovations en santé »

Placé sous le parrainage de Monsieur le Premier Ministre Amadou Gbon COULIBALY, le SYMPOTEC vise la mise en place d’une plateforme permanente d’échanges techniques et d’affaires public-privé.

Le SYMPOTHEC, sera meublé de plusieurs temps forts:

  • des ateliers de formations thématiques ;
  • un salon d’exposition sur les infrastructures et équipements médicaux ;
  • des exposés d’orientations ;
  • une table ronde sur les financements alternatifs de la santé en Afrique ;
  • des sessions de communication dont les termes portent sur :

– la gestion des infections des sites opératoires ;

– les infrastructures, matériels et équipements médicaux ;

– le cadre réglementaire de la gestion du risque infectieux hospitalier ;

  • une rencontre des Directeurs généraux des instituts Pasteurs en Afrique ;
  • une réunion des Présidents des plateformes du secteur privé de la santé ;
  • une cérémonie d’hommage aux pionniers de la lutte contre les risques infectieux en Afrique ;
  • des rencontres B to B qui permettront aux opérateurs privés nationaux de rencontrer aux investisseurs étrangers des secteurs de la santé et de l’innovation.

Pour toute information complémentaire, merci de joindre le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique aux contacts suivants : +225  20 21 47 26/ 20 22 13 98 ou Secrétariat technique SYMPOTECH 2017: Tel : 225 22 43 04 13 /09 96 26 10 — Fax: 225 22 43 04 13

 Le Secrétaire Exécutif

Mariam FADIGA FOFANA

 

ENSEMBLE POUR UNE ECONOMIE PERFORMANTE

www.ccesp.ci / +225 20 221 125 – +225 20 242 056 (057) / ccesp@aviso.ci

 

 

 

 

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Le franc CFA, une monnaie commune qui divise ?

Il faut 655,96 francs CFA pour acheter un Euro. C’est une valeur intangible qui n’est pas soumise aux variations du marché des changes. Cette parité fixe est issue de la création, après la Seconde Guerre mondiale, d’un mécanisme incluant les colonies françaises d’Afrique dans la sphère monétaire française. Et c’est une partie du débat qui a démarré, depuis de longs mois, et qui gagne en intensité. Ce débat oppose ceux qui ne veulent plus de la formule actuelle, car elle entraverait le développement économique des pays concernés à ceux dans l’autre camp qui considèrent que c’est un facteur de stabilité pour les économies d’Afrique de l’Ouest et centrale.
Entrave au développement ou facteur de stabilité ?

Le franc CFA a-t-il fait son temps ? Pour nombre d’experts le lien de parité fixe avec l’euro est un atout, un gage de stabilité. Pour d’autres, un lourd handicap. L’Afrique est à la recherche de grands marchés intérieurs. Verront-ils le jour avec le CFA actuel ? Ou bien un CFA fluctuant ? Une toute autre monnaie ? Quelle politique monétaire, pour quels objectifs ? Les ministres des Finances de la zone du franc CFA ont tenté de faire converger vendredi dernier leurs positions lors d’un sommet d’Abidjan, sur fond d’interrogations persistantes sur l’avenir de cette monnaie, dont certains souhaitent l’abandon. Ce sommet, placé en perspective des assemblées annuelles de la Banque mondiale (BM) et du FMI, réunit les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre avec la France, représentée par Michel Sapin.

La devise partagée par quinze Etats africains et garantie par le trésor français ne fait toujours pas consensus sur le continent. Ses détracteurs y voient un vestige du colonialisme et une entrave au développement.

Dans toutes les rencontres de la finance africaine, le franc CFA est au coeur des débats. Lors de la célébration des 55 ans de l’indépendance du Tchad, Idriss Déby avait eu cette sortie : « Cette monnaie, elle est africaine. Il faut maintenant que réellement, dans les faits, cette monnaie soit la nôtre ».

Faut-il un arrimage du CFA actuel à un panier de devises, l’euro, le dollar, le yuan… L’idée avait été débattue en 1994 lors de la dévaluation. Lors du dernier sommet de la zone franc, le 02 octobre 2015, la France s’est dit entièrement ouverte « à toutes les discussions. Tous les pays membres de cette zone monétaire sont libres et indépendants », avait déclaré le ministre français des Finances, Michel Sapin.

« La solidarité est le maître-mot dans la zone franc », a soutenu Amadou Ba, Ministre de l’Economie et des Finances du Sénégal. Dans un contexte économique marqué par des incertitudes au plan international comme régional, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales ont réitéré leur engagement à œuvrer pour le développement de la zone franc.

Ils s’engagent au renforcement du principe de solidarité dans la zone afin d’apporter des réponses concertées et communes aux défis économiques, sociaux et sécuritaires. Selon Abbas Mahamat Tolli, gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), grâce à sa réserve commune de devises, plusieurs pays de la zone franc ont pu faire face à des situations économico-sociales alors qu’ils présentaient des déficits budgétaires.

Les participants ont donc émis le souhait de réduire les déséquilibres budgétaires, afin de garantir le bon fonctionnement des unions monétaires et de préserver la soutenabilité des trajectoires de développement.

Présent à cette réunion, le ministre français de l’Economie et des Finances, Michel Sapin, a soutenu que le franc CFA, en dépit de son nom, demeure une monnaie africaine dont la gestion est exclusivement l’affaire des pays de la zone franc. C’est donc à ces derniers de décider de l’avenir de la monnaie.

Certains analystes économiques à l’image de Kako Nubukpo épousent cette conviction. Ex- ministre de la Prospective du Togo, aujourd’hui à la tête du Département économique et numérique de l’Organisation internationale de la francophonie est l’un des principaux animateurs du débat sur le franc CFA, et l’un des coordonnateurs du livre collectif intitulé « Sortir l’Afrique de la servitude monétaire. A qui profite le franc CFA ?», et paru aux Editions La Dispute.

En tout état de cause, dans le débat sur le franc CFA, un fait est patent, c’est l’ancrage de cette monnaie dans les habitudes des consommateurs de la zone franc, depuis plusieurs générations.
Au moment où des critiques s’expriment sur le franc CFA, les pays d’Afrique de l’Est réfléchissent à créer une monnaie commune. Des pays d’Afrique de l’Est qui ont chacun leur monnaie, et souffrent de la dollarisation de leurs économies.

A partir d’une étude faite par Kako Nubukpo au sein des économies de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) fortement dépendante des ressources pétrolières, leur réserve de change a baissé de 13% sur un an. Avec pour conséquence que « bientôt, on ne parlera plus de réserves massives auprès du trésor français, mais d’absence de réserves » prédit Kako Nubukpo, l’ancien ministre de la Prospective du Togo. Dans l’hypothèse d’une dévaluation du FCFA dans deux ans, que deviendra cette monnaie pour une économique en nette expansion comme la Côte d’Ivoire ? S’interroge l’économiste togolais face à d’autres économistes réunis autour de Jean-Pierre Boris, le présentateur de l’émission « Eco d’ici, Eco d’ailleurs » sur RFI le 12 novembre 2016. 237online.com. Il faut donc des études prospectives très affinées au sein des économies de la zone franc pour s’ajuster face à la conjoncture internationale en mutation permanente. Et c’est la question de la pertinence du FCFA qui est davantage posée dans son ensemble. Kako Nubukpo justement, l’un des coordonnateurs du livre collectif intitulé «Sortir l’Afrique de la servitude monétaire. A qui profite le franc CFA ?» pense que « globalement il faut dire qu’il y a une élite essentiellement africaine qui profite des avantages du CFA ». Il est noté des avantages liés à la capacité à faire partir les capitaux de la zone franc vers la zone euro sans coût alors qu’il serait plus approprié de réinvestir les profits générés au sein de la zone.

 

    Mory BAMBA de KARAMOKO

 

5ème Edition du TWINS TIME avec le Ministre Bruno Nabagné KONE

                                5ème Edition de la tribune d’échange Twins Time

Le lundi 19 Juin 2017 à l’hôtel AZALAI à Marcory, le Secrétariat Exécutif du Comité de Concertation entre l’Etat et le Secteur Privé (SE-CCESP), en collaboration avec le Ministère de la communication, de l’économie numérique et de la poste organise la 5ème Edition de sa tribune d’échange dénommée Twins Time.

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